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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 14:55

 

 

 

 

Parfois louée, parfois critiquée, la graphologie, cette technique qui vise à déduire les caractéristiques psychologiques d'un individu à partir de l'observation de son écriture manuscrite, n'en reste pas moins fréquemment utilisée dans les processus de recrutement. Alors que l'on pourrait croire le phénomène déclinant avec l'informatisation des process de recrutement, 69% des entreprises déclaraient y avoir recours en 2007 (enquête Oasys Consultant). Forme des lettres, place du texte dans la page, pression du trait sont autant de signes qui aident à décrypter la personnalité d'un candidat. L'occasion de découvrir ce que votre écriture révèle de vous... 

la graphologie reste utilisée par les entreprises.

 
La graphologie reste utilisée par les entreprises. ©  Photomontage JDN / Tjall - Fotolia.com
 

 

L'écriture grande

une écriture grande
 
Une écriture grande ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

Une écriture grande représente souvent une extériorisation amplifiée, un besoin de s'affirmer, de prendre de la place.


"Enthousiaste, il a le goût de la grandeur. Orgueilleux, il se sent supérieur en tout, appelé à une mission réelle ou fantasmée, ce qui dans le premier temps peut être une excellente motivation. Il faut juste faire attention à ce qu'il laisse un peu d'oxygène aux autres", explique Martine Tardy.

Ainsi une écriture grande peut tout aussi bien être symptomatique d'une audace, d'une ambition que d'un orgueil mal placé, d'une vanité. Un tel jugement se fera sur la base de l'analyse des autres éléments de l'écriture.

L'écriture petite

exemple d'écriture petite.
 
Exemple d'écriture petite. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

Dans le cadre d'une petite écriture, on a souvent affaire à quelqu'un qui n'est pas obsédé par sa propre personne, quelqu'un qui se place plus dans l'observation que dans l'action, par opposition à une grande écriture. Cela dénote parfois une minutie, un travail plus important de la pensée.

Ainsi, cela peut traduire "soit une sentiment de soi sous évalué, soit une prédominance des intérêts intellectuels, ce qui pousse l'individu à se concentrer", estime Martine Tardy.

La forme arrondie

exemple d'écriture arrondie.
 
Exemple d'écriture arrondie. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

La forme de l'écriture a ceci de particulier qu'elle est la partie la plus consciente de l'écriture. Elle est en effet directement influencée par notre vécu. La forme de notre écriture se ressentira donc de l'apprentissage que nous avons fait de la vie et mesurera souvent l'originalité mais aussi l'esprit d'indépendance de la personne.

Dans ce cas, l'écriture arrondie, souple est plus accueillante. Elle reflète une personne plus affective. C'est d'ailleurs souvent une forme très féminine.

Pour Martine Tardy, elle est synonyme de "charme, séduction, douceur, générosité quand le trait qui l'accompagne est nourri ; chaud ou avidité avec des enroulements et un trait plus sec manquant de vie."

La forme en guirlande

exemple d'écriture en guirlande.
 
Exemple d'écriture en guirlande. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

La forme des lettres est souvent ce qui saute le plus aux yeux, elle traduit aussi le degré d'affranchissement des modèles scolaires. L'écriture en guirlande, qui se caractérise par des m et des n tracés comme des u, en est un bon exemple.

"L'effort d'écriture est ici moins important, se caractérise par une facilité, une aisance et une souplesse du geste. On associe souvent à ce type d'écriture des personnes se plaçant dans l'écoute, l'adaptation sans heurts", explique Catherine Dutigny.

Ce geste d'accueil est ainsi symptomatique d'une grande faculté de réceptivité du scripteur.

La continuité de l'écriture

exemple d'écriture liée.
 
Exemple d'écriture liée. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

On observe parfois des personnes dont l'écriture est caractérisée par une liaison à outrance des lettres et même parfois des mots.

"La liaison c'est le lien. Cela peut-être le besoin de lier les choses entre elles et/ou d'entretenir des liens avec les autres", explique Catherine Dutigny.

Poussée à outrance, lorsque la liaison dépasse les 7 lettres, "on peut l'assimiler à une forme de sophisme, une volonté de ne pas casser le lien à tout prix, au risque de tomber paradoxalement dans l'illogisme", ajoute-t-elle.

La calligraphie et la typographie

exemple d'écriture alternant typographie et calligraphie.
 
Exemple d'écriture alternant typographie et calligraphie. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

L'écriture calligraphique est cette celle que l'on nous enseigne à l'école. Ainsi, si l'écriture s'en rapproche beaucoup, cela dénote un certain "manque de personnalisation prouvant la docilité du scripteur face aux règles, sa soumission aux principes établis", analyse Martine Tardy.

"La typographie correspond elle à un geste de simplification de l'écriture, une rationalisation qui, si elle devient excessive peut devenir trop schématique, désincarnée", pour Catherine Dutigny.

L'écriture présentée sur l'image alterne typographie et calligraphie dans un souci de facilitation du geste, symbole selon les cas "d'une façon intelligente de s'adapter ou d'une indécision", explique Martine Tardy.

La dimension des lettres

exemple d'écriture caractérisée par des hampes et jambages prononcés.
 
Exemple d'écriture caractérisée par des hampes et jambages prononcés. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

La dimension de l'écriture est le sentiment que nous avons de notre propre importance, le type de relation que nous entretenons avec les autres et la réalité. Le graphisme de l'écriture comprend trois zones : la hampe, partie supérieure de l'interligne ; la zone médiane, la partie centrale ; le jambage, la partie inférieure.

"La partie médiane correspond au sentiment de soi. Des hampes et jambages prononcés sont bien souvent synonymes d'une motivation à aller chercher en dehors de soi d'autres choses, de sortir de sa zone de confort", explique Catherine Dutigny, graphologue.

Une hampe prononcée pourra ainsi être symbole d'un idéalisme, d'une ambition importante quand le jambage accentué représentera le besoin de puiser dans des réserves, se ressourcer.

La ligne ascendante

exemple d'écriture ascendante
 
Exemple d'écriture ascendante ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

 

La direction des lignes est quant à elle souvent  représentative de l'humeur de moment du la personne qui écrit

Ainsi, nous sommes ici en présence d'une écriture ascendante. Le signe, selon Martine Tardy, "d'un enthousiasme passager, d'une tendance à s'exalter si c'est fréquent, voire de l'utopie." 

La ligne descendante

exemple d'écriture descendante
 
Exemple d'écriture descendante ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

Sur une page blanche, il est plus difficile de garder un cap d'écriture, symbole de stabilité, de respect des règles et contrôle de ses émotions.

Le scripteur aura donc facilement tendance à dévier de ce cap. Dans le cas d'une écriture descendante, on observera ainsi un certain "découragement, de la fatigue", explique Martine Tardy.

La distinction entre ces deux états se fera de même en fonction de la récurrence de cette tendance à descendre au sein des divers textes fournis. 

La vitesse de l'écriture

la rapidité de l'écriture dilue ici la forme qui devient imprécise.
 
La rapidité de l'écriture dilue ici la forme qui devient imprécise. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

Il n'est pas aisé pour le graphologue, qui n'est pas présent chronomètre à la main lorsque le scripteur se met à l'oeuvre, de juger de la vitesse d'écriture d'une personne. Néanmoins, un faisceau d'indices, constitué de l'observation des simplifications, des finales des mots, de la netteté des traits, permet d'y remédier.

Une écriture lente sera synonyme de recherche d'esthétique ou de laisser-aller alors qu'une écriture rapide symbolisera plutôt une forme de spontanéité, un dynamisme certain.

La pression forte

une pression du stylo accentuée.
 
Une pression du stylo accentuée. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

La pression que l'on applique sur la feuille en écrivant renseigne sur l'intensité des instincts, leur constance et leur orientation. 

Si le trait est appuyé, on remarquera une certaine énergie, une forte personnalité, une volonté puissante. Si la pression est très irrégulière, cela peut se voir comme une résistance aux difficultés.

Dans l'étude de la pression, il convient aussi d'étudier la qualité du trait. S'il est épais, il reflètera plutôt la sensualité, une importance de l'instinct. S'il est fin, le scripteur maîtrisera davantage ses émotions.

La pression faible

le scripteur effleure ici à peine la page.
 
Le scripteur effleure ici à peine la page. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

Dans le cas d'une écriture légère, peu appuyée, on peut penser que la personne fait preuve de délicatesse, de discrétion mais on peut également l'interpréter comme un manque de tempérament.

"L'écriture légère effleure le papier en douceur soit par manque de stabilité soit par souci de préserver son indépendance et de garder sa vitesse d'intervention ; il s'investit moins, mais réagit plus vite. Réceptif, hypersensible, il peut avoir une intuition développée", ajoute Martine Tardy.

L'inclinaison des lettres

exemple d'écriture inclinée vers la droite. 
 
Exemple d'écriture inclinée vers la droite.  ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

En graphologie, la gauche représente souvent le passé et la droite l'avenir. Si une personne a tendance à incliner ses lettres vers la gauche, on pourra penser qu'elle est tournée vers son passé, qu'elle se base sur son vécu et a peut-être du mal à se projeter vers l'avenir. Si l'écriture penche vers la droite, cela indique une certaine ouverture sur le présent et l'avenir, mais aussi une ouverture sur les autres, un besoin d'aller de l'avant.

Martine Tardy note ce phénomène intéressant qu'est l'irrégularité dans les inclinaisons et dont on peut déduire que "l'individu est tiraillé entre plusieurs tendances contradictoires, n'arrivant pas à se positionner ni à prendre de franches décisions, préférant des solutions de compromis."

La symbolique des marges

exemple de marge de gauche prononcée.
 
Exemple de marge de gauche prononcée. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com

La norme scolaire définit une marge classique à un cinquième de la page. "La marge de gauche symbolise notre relation au passé et celle de droite notre relation avec l'avenir, le monde extérieur", explique Martine Tardy.

Tout excès dans ces domaines peut donc être analyser comme une difficulté à tirer un trait sur le passé dans le cadre de la marge de gauche et à appréhender le futur dans le cadre de la marge de droite. Si un texte est long et a tendance à buter sur le bas de page, la marge inférieure peut aussi avoir une portée symbolique. "Lorsqu'elle est faible on peut avoir affaire à un impulsif, un passionné qui ne se donne pas le temps et bute sur le bas de page", ajoute Martine Tardy.

L'ordonnance du noir et du blanc

exemple d'écriture aérée.
 
Exemple d'écriture aérée. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

Dans l'étude spatiale, la place des espaces et des marges est significative. Ils font partie intégrante de l'écriture. L'analyse graphologique observe ainsi les noirs et les blancs, l'écrit et le non écrit. La façon dont l'écriture occupe la page (de manière dense ou aérée par exemple) représente l'espace personnel.

Ainsi, "la dominance du noir montre le besoin de prendre possession de l'espace, d'agir, d'imposer sa marque. Lorsque le blanc l'emporte la vie inconsciente domine ainsi que le besoin de solitude, de rêve, cela peut aller jusqu'à l'isolement, la peur des autres et du monde", explique Martine Tardy, graphologue.

La signature : projection sociale

en haut la signature avant le mariage, en bas la signature après.
 
En haut la signature avant le mariage, en bas la signature après. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

La signature que nous avons est avant tout la projection de notre image, la trace que nous laissons socialement

Un autre aspect assez symptomatique de cet état de fait est le temps d'adaptation nécessaire à la jeune femme mariée entre le passage de sa signature de jeune fille à celle d'épouse. Catherine Dutigny explique que "parfois on retrouve la trace de son ancienne et nouvelle identité sociale dans sa signature, un mélange des deux noms."

On voit ici que la signature du bas, post mariage, a gardé l'essence de la première, modifiant cependant la paraphe.

La signature enclavée

une signature enclavée.
 
Une signature enclavée. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

Un autre élément d'analyse plutôt révélateur est l'étude de la finale de la signature.

"Ainsi une ligne sur laquelle on écrit son nom, sur laquelle on s'appuie, peut traduire le besoin de soutien ou d'affirmation de ce que l'on dit être socialement", affirme Catherine Dutigny.

De même, "le rail au sein duquel on intègre notre signature peut être une façon de se protéger, de se sentir guidé..."

C'est la même symbolique que l'on retrouve dans la signature enclavée dans un cercle, pour laquelle le cercle fait office de protection face aux intrusions extérieures.

La position de la signature

la signature colle ici au texte.
 
La signature colle ici au texte. ©  Photomontage JDN / Michael Nivelet - Fotolia.com
 

La position de la signature par rapport au texte est tout aussi symbolique que sa forme. Catherine Dutigny explique ainsi que "collée au texte elle peut être interprétée comme une manière de s'impliquer à l'extrême dans ce que l'on écrit".  A l'inverse si elle est plutôt éloignée du texte, cela pourra être considéré comme une prise de recul, "une manière de se mettre en retrait, une façon de se réserver le droit de revenir sur ce que l'on a dit", explique-t-elle.

Une fois encore, au-delà de la simple symbolique, le graphologue s'attachera à analyser ce positionnement de la signature à la lumière d'un ensemble d'élements qu'il observe dans le texte.

Martine Tardy est graphologue SFDG et auteur de La graphologie pratique.
Catherine Dutigny est graphologue SFDG-GGCF.

D'après le Journal du Net n°318, 01.12.2009

. Ainsi l'adolescent, en recherche d'identité, aura tendance à imiter celle de son père ou de sa mère, modèle en lequel il se projette pour le moment. . C'est d'ailleurs pour cela qu'une étude graphologique ne peut se faire qu'à partir de plusieurs textes.  

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Published by Sophie - dans Divers
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commentaires

lya 07/09/2016 20:10

Merci beaucoup c génial . A l ecol j ai pu savoir les points faibles et forts de mes adversaires . c aussi un trè bon moyen de savoir le caractère d une person qui t écrit et qui ne laisse même pas son nom

lya 07/09/2016 20:10

Merci beaucoup c génial . A l ecol j ai pu savoir les points faibles et forts de mes adversaires . c aussi un trè bon moyen de savoir le caractère d une person qui t écrit et qui ne laisse même pas son nom

lya 07/09/2016 20:10

Merci beaucoup c génial . A l ecol j ai pu savoir les points faibles et forts de mes adversaires . c aussi un trè bon moyen de savoir le caractère d une person qui t écrit et qui ne laisse même pas son nom

Jean 27/07/2016 11:05

Très bon article. Il n'y a pas assez de publications sur le net permettant la découverte de la graphologie, et pourtant elle est très utilisée dans pas mal de domaines. Merci.

Collard 08/10/2016 22:03

Comment on peut interpréter une signature sur son propre nom et prénom . Merci.

Asid 01/06/2016 15:12

pas mieux que la phrénologie....

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